Historique
LA SEIGNEURIE
Dans les archives du Québec, on retrouve un document attestant que le 6 octobre 1736, fût concédée à Jean D’Ailleboust, écuyer, Sieur D’Argenteuil, une seigneurie d’une lieue et demie de front sur quatre lieues de profondeur.
Ce terrain était borné par la rive nord de la rivière l’Assomption et du côté sud-ouest par la ligne de continuation de la Seigneurie de Lavaltrie.
Né à Québec le 9 mai 1694, militaire de carrière, le Sieur d’Ailleboust, suite à un exil en Nouvelle-Angleterre, fût gracié d’un meurtre en duel d’un compagnon d’armes. Il revint en Nouvelle-France en 1720. Suite à la cession de la Seigneurie, il néglige son fief et doit défendre ses titres.
Finalement, en 1756, 20 ans après son acquisition, il vend la Seigneurie à Joseph Gauthier, Sieur de Varennes, qui achète également la Seigneurie de Ramezay et constitue alors le fief Joliette.
Le fief est ensuite vendu en 1766 à Patrick Langan qui en commence le peuplement avec des émigrés anglais. En 1796, Nathaniel Hazard-Tredwell achète le fief et il tente de coloniser ses terres sans trop de succès.
Le 30 septembre 1800, La Seigneurie est mise en vente par le shérif. C’est l’honorable Pierre-Louis Panet, juge du banc du roi, qui acquiert le fief de Joliette. Il meurt en 1812, laissant une Seigneurie peu défrichée.
Néanmoins, le développement de la région va s’accroître avec la lignée des Panet.
Marie-Anne Cerré, épouse de Pierre-Louis Panet, vient habiter le manoir érigé par ce dernier en 1811. Ce manoir de style anglo-normand, se dresse encore aujourd’hui au pied du village. C’est véritablement sous la gouverne de sa fille, Louise-Amélie Panet que la Seigneurie après 1832, connaîtra un essor fulgurant.
Louise-Amélie Panet administre elle-même sa part de la Seigneurie. Elle donne une partie de ses terres pour l’établissement de la paroisse de Sainte-Béatrix. La bibliothèque municipale de Sainte-Mélanie porte aujourd’hui son nom.